27 janvier 2011

Allumettes pralinées au grué de cacao



Une recette qu'elle avait sélectionnée dans son best of 2009
puis refaite à maintes reprises, dernièrement pour un pot de thèse.
Si vous ne l'avez pas encore testée, je vous conseille vivement de le faire.
Ces allumettes, ultra simples à confectionner, sont divines !




Ingrédients pour environ 20-25 allumettes:


* un mélange composé de cannelle, vanille, poivre noir et épices. J'avoue, à part le doux nom qu'elle porte,
n'avoir pas trop succombé à cette poudre. Trop d'anis étoilé ou quelque chose du genre qui a dérangé mes papilles.
A mon deuxième essai, j'ai préparé ma propre poudre en mélangeant de la vanille de madagascar, de la cannelle,
du poivre noir, de la fève tonka et des graines d'acacia. J'ai préféré.

Fondre au bain-marie le chocolat coupé en morceaux.
Ôter du feu, ajouter la pâte de pralin, le mélange d'épices et le grué de cacao.
Bien incorporer.
Recouvrir un petit moule à cake (environ 2dl pour moi) de papier film.
Y verser la préparation pralinée puis lisser la surface avec une maryse.
Disposer au frais pour 2 h minimum.
Démouler et découper en allumettes.
Si la découpe se fait difficilement, laisser reposer la tablette
quelques minutes à température ambiante.
Le chocolat va se ramollir légèrement et la lame du couteau glissera docilement.
Conserver au frais.


24 janvier 2011

La porte des Enfers de Laurent Gaudé




J'ai terminé La porte des Enfers de Laurent Gaudé.
J'aurais bien voulu vous en parler,
trouver les mots pour dire ce livre mais je ne sais pas.
Alors au lieu de m'éterniser sur ce qui ne vient pas,
je vous livre quelques extraits qui peut-être eux, seront raconter.
Merci Monsieur Gaudé pour tous ces si bons livres que vous nous offrez.
Vous êtes un formidable faiseur et raconteur d'histoires dont je ne me lasse

"Matteo ne le dit à personne, pas même à Guiliana, mais il vivait toujours la même journée.
Il était toujours au même endroit, au coin de la via Forcella et du vicolo della Pace.
Il ne parvenait pas à quitter ce trottoir. Il y passait des heures en pensée. Tout défilait sans cesse. La journée telle qu'elle s'était passée, la journée telle qu'elle aurait pu passer, les infimes et microscopiques changements qui auraient pu faire qu'elle ne se passe pas comme elle s'était passée. S'il avait marché un peu moins vite. S'il n'avait pas garé la voiture pour poursuivre à pied, ou s'il s'était garé ailleurs. Il lui aurait suffit de changer de trottoir, de passer du côté ombre - comme l'idée l'avait effleuré - ou de prendre le temps de s'agenouiller pour refaire le lacet de Pippo qui le lui avait demandé... Quelques secondes, chaque fois, auraient suffi, pour qu'ils soient ailleurs de quelques centimètres. Quelques secondes d'avance ou de retard et la trajectoire de la balle était évitée. Des événements dérisoires, une voix que l'on croit reconnaître qui lui aurait fait marquer un temps d'arrêt. Une vespa qui déboule et qui les aurait obligés à faire un pas en arrière. Mais non. Tout avait concouru à la rencontre terrible du corps et de la balle. Quelle volonté avait voulu cela ? Quelle horrible précision dans le hasard pour que tout convergeât ainsi. Etait-ce cela que l'on appelait le mauvais oeil ? Et, si, oui, pourquoi les avait-il choisis, eux, ce jour-là ? Par ennui ou par désir de jouer un peu ?"

"Pourquoi disiez-vous que la vie et la mort étaient plus imbriquées qu'on ne le pense ? demanda-t-il après un temps. Le Professore se passe la main sur le visage, sourit avec douceur et répondit: parce que c'est vrai... La société d'aujourd'hui rationaliste et sèche, ne jure que par l'imperméabilité de toute frontière mais il n'y a rien de plus faux... On n'est pas mort ou vivant. En aucune manière... C'est infiniment plus compliqué. Tout se confond et se superpose... Les Anciens le savaient... Le monde des vivants et celui des morts se chevauchent. Il existe des ponts, des intersections, des zones troubles... Nous avons simplement désappris à le voir et à le sentir..."

"Les ombres étaient en effet d'une incandescence variable. Certaines brillaient comme des feux follets, d'autres étaient si pâles qu'elles semblaient presque transparentes. C'est la règle aux pays des morts... les ombres auxquelles on pense encore au pays des vivants, celles dont on honore la mémoire et sur lesquelles on pleure, sont lumineuses. Les autres, les morts oubliés, se ternissent et glissent à toute allure vers le centre de la spirale... Dans la foule épaisse de ces dizaines de milliers d'ombres, il distinguait maintenant mille particularités. Certaines pleuraient en se déchirant les yeux, d'autres souriaient, embrassant la terre avec gratitude. Regarde celle-là... elle a les joues baignées de pleurs et sourit. Elle vient de sentir qu'un vivant pense à elle et c'est quelqu'un dont elle n'aurait jamais imaginé qu'il puisse se souvenir d'elle avant autant d'affection. Regarde. D'autres pleurent et s'arrachent les cheveux parce qu'elles pensaient que leur mémoire serait célébrée et découvrent, avec rage, que personne ne songe plus à elles. Ni leurs proches, ni leurs parents. Elles se vident et ternissent. Elles deviennent plus en plus pâles jusqu'à être totalement translucides et filent vers le néant."

20 janvier 2011

J'aime bien: Playing with food from Carl Kleiner





Ces créations composées de fruits et de légumes sont l'oeuvre
du photographe suédois Carl Kleiner.
Pas si petit que ça le bonhomme !
Je trouve sa créativité belle et intelligente,
on dirait presque que ces drôles de créatures sont vivantes.
Décidément, j'aime bien ce qu'il propose.
Vous vous souvenez peut-être de ce livre d'Ikéa
présentant des recettes sucrées de manière destructurée
dont je vous avais parlé ici ?
Et bien Carl était dans le coup !
Pas mal moi je dis.



17 janvier 2011

Tajine aux oeufs et échalotes


Quelques minutes suffisent pour préparer ce petit tajine individuel.
Me souviens en avoir mangé très souvent
lors de mon voyage au Maroc.
On y trempe un bon morceau de pain, nature ou au cumin,
et on déguste le tout avec délectation.
Simple et réconfortant.



Ingrédients pour 1 personne, soit 1 tajine:

  • 2 belles échalotes
  • 2 oeufs
  • 1/2 cc de harissa
  • 2 cs d'huile d'olive
  • 1 cc de graines de cumin orientale
  • quelques brins de coriandre fraîche
  • sel
  • paprika (j'ai mis du piment d'Espelette)

Peler les échalotes, les couper en rondelles et les disposer
dans un petit plat à tajine en terre individuel.
Y ajouter l'harissa, l'huile d'olive, les graines de cumin et un peu de sel.
Mélanger.
Couvrir du chapeau et cuire sur feu doux durant 15 minutes
ou jusqu'à ce que les échalotes soient fondantes.
Ensuite casser les deux oeufs sur les échalotes cuites, saler les oeufs,
et poursuivre la cuisson 3 minutes.
Ôter du feu, saupoudrer de piment d'Espelette et de coriandre ciselée.
Servir sans attendre avec un bon morceau de pain moelleux.

12 janvier 2011

Découverte gourmande: Acacia, graines torréfiées





Utilisée comme aliment par les aborigènes depuis plus de 6000 ans,
la graine d'acacia, une fois torréfiée, dévoile des notes proches du café
et de la noisette grillée.
Elle s'utilise pour parfumer une crème brûlée, une crème anglaise,
une mousse ou tout autre dessert chocolaté.
Elle peut également s'utiliser pour infuser des sauces salées et des marinades.
Une petite graine originale et ouverte à diverses préparations.

On peut s'en procurer sur le site suisse poivre.ch au prix de 6.50 frs les 40 gr.

10 janvier 2011

Recette ayurvédique: L'ondoyant, poêlée de chou vert aux épices




Le bon moment:

En hiver quand il fait froid et sec.
Quand on est tout raide, tout coincé,
avec des idées toutes droites comme des piques.


Ca fait quoi ?

ça met du moelleux dans la raideur de l'hiver,
fait circuler ce qui s'est congelé, assouplit.
ça remplit d'une joie humide, de tendresse, de fluidité.


Ce qu'il faut (source: Cuisine ayurvédique, Florence Pomana)
  • 1 chou vert ou 2 choux chinois
  • 1 morceau de gingembre* de 2 centimètres
  • 1 cc de graines de moutarde* noire
  • 1 cc de graines de cumin*
  • 1/2 cc de curcuma*
  • 1/4 cc d'asa-foetida*
  • 1 petites poignée de feuilles de curry
  • 2 cs de noix de coco râpée (facultatif)
  • 1/2 cc de garam masala*
  • 1 cc de sel
  • ghee

Enlever le coeur du chou et les plus grosses côtes (à réserver
pour des croquettes de légumes ou un bouillon).
Couper les feuilles en lamelles.
Eplucher et râper le gingembre. Chauffer le ghee, ajouter le gingembre,
les graines de moutarde, le cumin et les feuilles de curry. Faire revenir le tout.
Saupoudrer avec l'asa-foetida, verser immédiatement les lamelles de chou
et faire cuire à feu vif. Quand le chou est cuit, ajouter la noix de coco,
le curcuma, le garam masala et le sel.


*gingembre: rhizome dont il existe de multiples variétés. On l'utilise frais ou sec, 
selon l'effet recherché. Une des meilleures épices, très utilisée dans la cuisine 
et la médecine. Frais, il est particulièrement apprécié jeune, avec une peau très fine 
qui s'épluche à la main, comme on le trouve dans les épiceries chinoises, à consommé cru; 
il est alors indiqué pour équilibrer le froid dans le corps. Si on l'utilise mûr, il doit être ferme 
et non ridé. Sec, il est considéré comme plus réchauffant et permet d'augmenter le feu digestif. 
Il a la propriété de guider Vata dans les canaux appropriés. Tonique et excitant, il a
la réputation exagérée d'être aphrodisiaque, pas au sens ayurvédique cependant.

*moutarde noire (graines): on l'utilise souvent dans les salades,
revenue avec un peu d'huile ou de ghee jusqu'à ce qu'elle fasse clip-clip
ou qu'elle devienne grise. Elle donne son nom à la fameuse raïta
(en hindi et gujarati, elle se nomme raï). Son huile à la saveur forte
s'utilise en cuisine surtout l'hiver, en raison de ses vertus chauffantes
et en massage pour les cas d'arthrite, en particulier. On peut aussi en faire
des cataplasmes, très efficaces en cas de début de refroidissement ou les acheter
sous la marque française "Dr Rigollot".

*cumin (jeera): souvent associé aux légumes, qu'il rend plus digestes. Avec la graine
de moutarde noire, le cumin est, comme la coriandre, amer et piquant, mais rafraîchissant,
donc un excellent remède aux troubles Pitta. Il évite les flatulences tout en étant légèrement
constipant et guide Vata dans les canaux appropriés. Avec le cumin, on attire et on retient:
on lui attribue la vertu de sceller les amitiés, entre autres attachements. On en donne aux femmes
qui viennent d'accoucher car il nettoie l'utérus.

*curcuma: l'une des épices les plus utilisées en cuisine indienne. Antibiotique naturel, dépuratif
du sang, nettoyant des canaux subtils, contre l'émaciation, l'anémie, les maladies de peau, 
les maladies du sang (diabète). On l'utilise aussi beaucoup en mélange avec d'autres plantes, 
le santal et la poudre de pétales de roses en particulier, comme nettoyant et embellisseur 
de la peau. Les boutons ne résistent pas à ces masques de beauté.

*asa-foetida: comme son nom l'indique, cette gomme odorante provient de Perse.
On la trouve, le plus souvent, par commodité, mélangée à de la farine ou de la gomme
et du curcuma. Elle stimule le feu digestif, aide les intestins à évacuer les déchets, les vers
et les gaz intestinaux, et parfume agréablement les plats. Elle est cependant malodorante,
comme l'ail avec lequel elle partage la qualité tamasique, et il faut la stocker dans un
récipient hermétique. On doit l'utiliser avec précaution en cas de grossesse, de fièvre,
de problèmes cutanés, d'acidité…: toutes conditions Pitta.

*garam masala: mélange d'épices chauffant, très populaire dans le nord de l'Inde, à base de
clou de girofle, cannelle, cardamome noire et poivre. Chaque famille a sa propre formule,
dans laquelle interviennent d'autres épices dont les quantités varient.  

1 janvier 2011

Voyages & Escapades


Barcelone / Février 2017


Les Pouilles / septembre 2016


Amsterdam / février 2016


Lisbonne / novembre 2015


Amsterdam / juin 2015


Istanbul / septembre 2014


L'Islande / juin 2014




Berlin / septembre 2013
      

Indonésie / mai-juin 2013
          

Paris / mai 2012
          

New-York / avril 2012
          

Capri et la côte amalfitaine / août 2011
          

Londres / mars 2011
      

Venise / février 2011